pablo pernot

Le climat n'est pas propice

Dans ces derniers mois d’accompagnement et d’observations des organisations j’ai été surpris par l’apreté du ton, par le durcissement des positions, par les rancoeurs. Le climat n’est pas propice, et beaucoup semblent se refermer dans leurs défenses anti-stress.

Pourquoi ce durcissement ?

Soudainement certains silos se creusent, l’irritabilité est à son comble, les “agilistes1” reprochent aux “devs2” leur posture de diva, les devs reprochent aux agilistes de faire les guignols, les deux devraient ramer dans le même sens.

Ce durcissement je l’explique par l’approche d’une bascule fatidique, que j’espère, ou l’ancien monde va commencer à s’écrouler. C’est probablement un biais de mon esprit qui a force d’espérer quelque chose essaye de le voir à chaque coin de rue. Ainsi dans mes élucubrations l’ancien monde a de plus en plus de mal à résister au nouveau monde, et du coup il se durcit, résiste, se bat bec et ongle. L’absurdité en entreprise bat son plein. Oui. À tous les niveaux.

On ne sait plus lire non plus si les choses avancent bien (elles avancent ils ne faut pas en douter). Entre les véritables initiatives et les bataillons de consultants, coachs, etc, tout frais émoulus qui arborent leurs méthodes et leurs framework garantis magiques (comme les snake oil de l’ouest américain, les vendeurs de camelote)

Pour ceux enfermés et qui poussent vers un nouveau monde, une nouvelle façon de travailler, et de vivre, coincés dedans c’est l’aliénation. J’y vois les raisons du renforcement de ces silos, j’y vois les raisons de comportements que l’on va juger extravagants : il faut bien que cela sorte.

Cela se durcit car bientôt – je l’espère – cela va commencer à s’effondrer. Sans trop de douleur espérons. Avec douceur même idéalement.


  1. Ne me demandez pas ce que cela veut dire. [return]
  2. idem, voir ci-dessus. [return]

situation